Animation et médiation jeunesse

L’association des bibliothécaires de France (ABF) vient d’éditer un livre numérique intitulé Animation et médiation pour un public jeunesse dans sa collection Médiathèmes. 

Le sommaire, accessible en ligne, permet d’appréhender la richesse et la grande diversité des actions menées à l’intention des enfants, du bébé à l’adolescent, et du public adulte accompagnateur. Au total, 47 exemples d’animation et leurs protocoles sont retracés. Ils illustrent la vitalité d’un des aspects du métier, celui de « passeur d’expériences ».

Ateliers d’écriture, enregistrements sonores comme dans un vrai studio de radio, films d’animation réalisés via le code Scratch, heures du conte bilingue LSF/français, ateliers artistiques à la manière d’Antoine Guilloppé ou encore jeux d’échappatoire comme disent les Québecois (escape games), sont quelques unes des animations recensées. Le livre offre un véritable bouquet de propositions, pour la plupart reproductibles facilement avec la complicité active des publics et parfois de partenaires.

Ce titre, conçu comme une boîte à outils pour les bibliothécaires, cible également les animateurs, enseignants, éducateurs et les élus territoriaux qui auront beaucoup à gagner à le consulter.

On comprend à la lecture que les compétences intrinsèques des bibliothécaires, les particularités locales remarquables, la qualité du lien tissé avec le public sont des leviers pour la réussite des actions culturelles.

Les objectifs peuvent être multiples : valoriser les ressources, valoriser le lieu culturel, créer un lien social entre les acteurs et les participants.

Une animation made in Breadcrumb 

Petite surprise, page 197, on y trouve la fiche La chimie fait sa cuisine à la médiathèque : ateliers de démonstration, une action culturelle de vulgarisation scientifique que j’ai menée dans le cadre de La Fête de la science en 2018. Tadaam ! 

Entretemps, les éditions Nathan ont mis progressivement en place une nouvelle collection d’albums documentaires, La science est dans…, évoquée déjà dans l’article consacré à la médiation scientifique.

Féconde et fertile, elle est très adaptée pour mettre en place des ateliers avec les plus jeunes. Les enfants, dès la grande section de maternelle, pourront jouer au chimiste en herbe avec de petites choses très simples, comme des ballons, des feuilles de papier, du citron, de l’eau, du sucre et des œufs.

On peut lancer des défis (sauriez-vous comment percer un ballon de baudruche avec une aiguille sans le faire éclater ?), les enfants mettront la main à la pâte et chacun pourra émettre des hypothèses plus ou moins farfelues.

Un point de départ pour les collégiens

Ce qui est aussi intéressant, c’est que ces mêmes albums seront utiles pour les notions abordées en SVT ou chimie en 6e et 5e, en rendant concrète une terminologie parfois nébuleuse (euh, différence entre solution et émulsion ?).

Cerise sur le gâteau, il y a des choses à boire et à manger : des sucettes faites maison (sucre), du soda artisanal (citron), de petites meringues (œuf)… 

Pour les bibliothécaires, de nombreux principes sont expliqués à l’aide de… piles de livres ! Qui l’eût cru ? Une manière probablement de réconcilier ces derniers avec la science. Et pourtant, il reste du travail : sur les 47 animations proposées dans le livre de l’ABF, seules 2 sont scientifiques ! Allez, encore un petit effort, les bibliothécaires ! Vous pouvez déjà scanner la couverture des La science est dans avec l’application idoine pour découvrir des expériences filmées.

Bon, je vous laisse, je vais faire des meringues.

Le bandeau d’en-tête est extrait de la page de garde de La Science est dans l’œuf illustré par Laurent Simon

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