Archives de catégorie : 7 ans

Piouh ou les chouettes chroniques d’un poussin hibou

Il s’appelle Piouh. Avec un H comme Hibou. Dans un petit format et sur un papier très doux, il dévoile ses premières expériences du monde du Grand Bois.

On y découvre tout un univers légendé avec des personnages hauts en couleur : une grenouille claironnante, une coccinelle intrépide, une plante carnivore à laquelle il  vaut mieux ne pas se frotter… 

Le tout dans une farandole de chapitres : Portrait de Piouh, Le Pouvoir de Piouh, Le Grand Bois, La Champimaison de Piouh pour n’en mentionner que quelques-uns. 

Car Piouh, petit habitant du Grand Bois, est un livre à chapitres comme disent les Anglo-Saxons, ce qui permet une lecture fractionnée par les apprentis lecteurs dès sept ans… 

Et c’est aussi un album d’un jaune éclatant, vitaminé, parfaitement chou, avec lequel il fait bon  jouer.

Avec Piouh, on joue ainsi à J’aime… j’aime pas ; j’ai peur… j’ai pas peur; je cherche… je trouve ; si j’étais… 

On pense à Pomelo l’éléphantClaude Ponti le maître, Arnold Lobel et son inoubliable duo de crapaud et de grenouille.

Piouh, petit habitant du Grand Bois et futur personnage remarquable en littérature de jeunesse

Sous l’égide fantaisiste de Grasset jeunesse qui s’est régalé avec la mise en scène des mots de l’objet-livre, Estelle Billon-Spagnol a réussi un petit chef-d’œuvre inspiré. 

L’éditeur a inscrit sur la quatrième de couverture : attention, livre adorable ! On dira même plus : attention, livre incontournable !
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#inktober2016

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Pour Rob Biddulph, on place le curseur à 10

Fred l’ours est le vainqueur habituel du concours de la forêt : meilleur pêcheur, le plus habile au hula-hoop, animal le plus effrayant… Bref, il gagne sur tous les fronts. Un petit hic : il est aussi très seul.

Arrive un nouveau : Boris, un grizzli.

Fred en perd alors son cri ultra-puissant , son GRRRRR ! mémorable.

Il va falloir le chercher si Fred veut gagner…

Avec 8 candidats en lice (dossards et chiffres de 1 à 8), les scores indiqués en bas des illustrations (à la manière des jeux vidéo), le vocabulaire spécifique aux concours (épreuve, médaille, records, manche, jury), l’invention du « Grognomètre » (cadran et aiguille de 0 à 10) et les R écrits en typographies diverses et variées, l’album est une réussite !

L’union fait la force, ce que nous démontrent chouette, raton-laveur, grenouille, écureuil, serpent, lapin, castor, blaireau, renard, aigle et cerf (avec un slip dans les bois !).

La solitude n’est pas la solution, même (et surtout peut-être) pour un champion. 

Bravo !

GRRRRR ! Rob Biddulph. Milan, 2016

Activité

Leçon de dessin

=> sur le site de Rob Biddulph

Les contes d’Afrique d’un homme moderne

Souleymane Mbodj est un mélange de conteur ancien et d’homme moderne, de musicien et de magicien. Il s’empare de l’essence des contes universels pour les malaxer, les triturer, les enrober et les transposer en Afrique. Et c’est bien là tout l’art et le talent qu’on attend d’un conteur.

Il puise à la tradition orale africaine mais n’hésite pas à reprendre certains textes européens à sa façon (clin d’œil à la chèvre de Monsieur Seguin dans  Bey la chèvre et ses trois vérités) ou indiens (le tigre, le chacal et le brahmane du Père Castor se métamorphosent en hyène, éléphant et jeune buffle).

Il en invente aussi en insérant des détails contemporains délicieusement incongrus : ainsi la voiture ou le franc CFA font-ils leur apparition au détour d’un conte quasiment étiologique (Pourquoi les chiens courent-ils après les voitures ?)

Le rythme, le léger accent du conteur, le plaisir des yeux assurés par les nouvelles illustrations de Roland Garrigue pour cet album plusieurs fois réédité, tout, absolument tout, concourt à rendre savoureux ces 10 contes à lire, écouter, méditer.

A méditer car Souleymane Mbodjj, à l’instar des fabulistes, nous enseigne des règles de vie primordiales : il ne faut pas faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas que l’on nous fasse (L’Araignée et la Pintade); lorsqu’on tombe dans un panier de crabes, ça finit mal en général (Les animaux qui voulaient vivre ensemble). Et la cruauté, la ruse, la folie, la méchanceté peuvent parfois être déjouées par l’intelligence et la perspicacité. 

Et gardons-nous bien d’accorder notre confiance à la hyène car :

La promesse est une couverture bien épaisse, mais celui qui s’en couvre grelottera jusqu’aux grands froids.

♥♥♥♥♥

Activité 

Découvrir le jeu typiquement africain de l’awalé