Archives de catégorie : La chasse aux trésors

Benjamin Flouw embarque le documentaire en fiction

Qui est Benjamin Flouw ?

Un jeune artiste international et talentueux !

Né en 1986, il a vécu à Londres, Paris, Marseille et fait paraître son premier livre en 2017 dans une maison d’édition québécoise, La Pastèque, sous le titre La Milléclat dorée.

L’aventure du titre 

Les droits en allemand et en anglais ont été achetés par la maison allemande Gestalten. Ce qui donne The Golden Wonderflower en anglais.

Tout le monde suit jusque là ? 

Ce n’est pas tout : l’album est en lice dans la catégorie Album jeunesse pour le prix de La nuit du livre qui récompense conjointement le contenu de l’ouvrage et sa réalisation en tant qu’objet. 

Le contenu

Monsieur Renard est botaniste. Tous les soirs, il aime feuilleter son herbier à la recherche d’une plante pour décorer sa maison. Il s’aperçoit un jour qu’il lui manque une fleur très rare, la milléclat dorée, dont il n’existe même pas une image dans le monde entier. Il n’en faut pas plus à Monsieur Renard pour préparer une expédition à la recherche de ce specimen…

Illustration by Benjamin Flouw from The Mystery of the Golden Wonderflower, Copyright Little Gestalten 2018
Le traitement documentaire

La qualité du livre repose sur la beauté des illustrations numériques de Flow mais également sur le soin extrême apporté à la vulgarisation de la botanique et du milieu naturel de la montagne. Pages d’herbiers, schéma de la fleur légendé, termes liés à l’altitude, inventaire du matériel nécessaire foisonnent dans cette histoire qui encense la préservation de la vie sauvage. 

Quant à la fleur, sa beauté fera décrocher la mâchoire des lecteurs, c’est promis. Inutile de ‘déflorer’ le secret.

L’avis de Breadcrumb 

Un magnifique album documentaire dans l’esprit actuel qui insère l’aspect documentaire au sein d’une fiction et d’une conception éditoriale majestueuse.
Bravo
♥♥♥♥♥

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La notice de catalogage de la BNF

 

Une standing ovation pour l’ours qui jouait du piano

Un ourson découvre dans une clairière un objet qu’il n’a jamais vu avant. Intrigué, il tâte avec sa patte maladroite les bâtonnets noirs et blancs et produit un son épouvantable.

Apeuré, il s’enfuit mais revient jour après jour. De nombreux animaux dans la forêt assistent quotidiennement à son récital. À force d’entraînement, il devient un virtuose et rêve de Broadway…

Premier album d’un auteur illustrateur anglais émergent, L’ours qui jouait du piano est incontestablement l’un des livres phares de 2016. Preuve en est : il fait l’objet d’un film d’animation en anglais chez Carrot Productions et concourt pour le titre du meilleur album jeunesse des Incorruptibles catégorie CP.

Les illustrations agencées sur Photoshop sont d’une beauté lumineuse, la clairière et Broadway sont littéralement magiques.

Titre original : The Bear and the Piano. David Litchfield. Frances Lincoln Children’s Books, 2015.

Publié en France chez Belin jeunesse

Voir la chronique en anglais de Kate

Activités

Sophie Guillemin, à l’atelier qui dessine

Sophie Guillemin, à ne pas confondre avec l’actrice du même nom, est illustratrice. On l’a déjà aperçue sur Breadcrumb grâce aux nombreux crocodiles et autres animaux qu’elle aime croquer sans pitié mais non sans humour.

Passionnée de livres jeunesse et de bandes dessinées, Sophie a fait cinq ans d’études à l’école d’Angoulême (EEsi). Elle anime aujourd’hui des ateliers illustrations avec la ville de Schilitgheim en Alsace avec des maternelles et des élémentaires.

(c)Sophie Guillemin

Son dada, c’est de stimuler chez l’enfant l’envie de dessiner, de jouer en créant. Parce qu’elle conçoit le plaisir de dessiner comme une  étape préalable avant l’apprentissage de la technique.

Une illustratrice inspirée

Sophie Guillemin est plutôt adepte des outils manuels tels que les feutres, les peintures, les crayons et l’encre. Elle est fan de Dorothée de Monfreid, Richard Scarry, Quentin Blake, Valeri Gorbachev, William Steig, Anne Wilsdorf, Henri Galeron, et plein d’autres qui sont dans le coin de son esprit à défaut d’être sur le bout de sa langue.

En bande dessinée, Anouck Ricard, Lorenzo Mattotti, Nylso, Sophie Guerrive, et Nicolas de Crécy figurent dans son top 5.

Un côté poil à gratter sur fond de culture classique

Sophie, corrosive, mais généreuse et tendre, a trouvé une formule surprenante.  On pense à James Marshall (Georges et Martha les hippopotames) et Tomi Ungerer. Sophie excelle à détourner les illustrations enfantines pour entrer de plein pied dans l’illustration de presse.

Panier de crabes à la plage, le style Sophie Guillemin
Le journal mentionne : retrait de la loi travail : la CGT a gagné !
L’atelier qui dessine

Avec Elisabeth Holleville, Sophie Guillemin est à l’initiative du blog collaboratif L’atelier qui dessine qui répertorie des réalisations d’enfants à partir de livres porteurs pour l’imaginaire.

Je ne résiste pas au plaisir de vous laisser clavetiner sur leur site. Vous m’en direz des nouvelles…

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