Category Archives: Playground

Des activités pour développer l’anglais des kids

Raymond Briggs, so British

Ma première rencontre avec l’œuvre de Raymond Briggs est celle d’une bande dessinée quasiment sans texte, Sacré Père Noël. Elle dévoile sans fard la journée besogneuse d’un Père Noël anglais et ronchon, livreur de cadeaux par tous les temps et dans toutes les maisons (y compris celle de la reine d’Angleterre évidemment).

C’était les années 90. L’album, paru en Angleterre en 1973, m’avait fortement marquée par sa tendresse et son ironie douce, son atmosphère très britannique, le sens de l’autodérision qui marque si bien nos voisins d’Outre-Manche.

Pas de Brexit à l’époque et un secteur jeunesse beaucoup plus restreint qu’aujourd’hui.

Ce n’est que récemment que j’ai partagé la suite elle aussi jubilatoire, Les vacances du Sacré Père Noël, avec Petit Cobaye.  Le bougon en barbe blanche et pelisse rouge décide de partir chercher le lieu idéal de vacances. Après la France (un grand choc culturel) et l’Écosse où il est victime du temps et de sa notoriété, il finit par trouver le coin rêvé pour s’allonger les doigts de pied en éventail. 

L’album est un excellent outil pour les apprentis anglicisants de CE1 ou CE2. 

Le Bonhomme de neige est quant à lui une bande dessinée totalement sans texte, réalisée aux crayons pastel sec. Le livre propose une rencontre nocturne et onirique entre un petit garçon en pyjama et robe de chambre et le bonhomme de neige qu’il a créé dans la journée. Poétique et drôle, l’album devenu culte a été adapté en film d’animation et continue à inspirer le monde anglo-saxon.

Un parallèle avec l’album récent Hiver de Philippe de Kemmeter aux éditions Alice jeunesse pourrait intéresser les enseignants pour un travail scolaire.

Raymond Briggs en France est principalement édité par Grasset jeunesse.

En savoir plus en anglais sur Raymond Briggs

Planche extraite de Le Bonhomme de neige (c)Grasset jeunesse
Activités


Tu peux aussi cuisiner les étoiles du Père Noël, une recette offerte par le magazine culinaire qualitatif et trimestriel Papillote.

Une standing ovation pour l’ours qui jouait du piano

Un ourson découvre dans une clairière un objet qu’il n’a jamais vu avant. Intrigué, il tâte avec sa patte maladroite les bâtonnets noirs et blancs et produit un son épouvantable.

Apeuré, il s’enfuit mais revient jour après jour. De nombreux animaux dans la forêt assistent quotidiennement à son récital. À force d’entraînement, il devient un virtuose et rêve de Broadway…

Premier album d’un auteur illustrateur anglais émergent, L’ours qui jouait du piano est incontestablement l’un des livres phares de 2016. Preuve en est : il fait l’objet d’un film d’animation en anglais chez Carrot Productions et concourt pour le titre du meilleur album jeunesse des Incorruptibles catégorie CP.

Les illustrations agencées sur Photoshop sont d’une beauté lumineuse, la clairière et Broadway sont littéralement magiques.

Titre original : The Bear and the Piano. David Litchfield. Frances Lincoln Children’s Books, 2015.

Publié en France chez Belin jeunesse

Voir la chronique en anglais de Kate

Activités

Paddington, véritablement orphelin

Paddington, le plus célèbre des ours en peluche londoniens, a perdu son créateur Michael Bond le 27 juin 2017. Après l’auteure-illustratrice Babette Cole, c’est au tour de ce maître britannique de la fiction enfantine de nous quitter à l’âge de 91 ans. Il lègue un monument à la littérature de jeunesse, Paddington.

Paddington, petit ours du fin fond du Pérou en quête d’un meilleur futur en Angleterre, est né en 1958 en même temps que le premier enfant de Michael Bond. Il est recueilli sur le quai de la gare de Paddington à Londres par la famille Brown. Sa méconnaissance de la vie en société engendre des catastrophes domestiques hilarantes où les enfants de toutes générations se retrouvent assurément.

Paddington vu par un illustrateur japonais

Michael Bond avait tiré son inspiration des enfants évacués de Londres pendant la seconde guerre mondiale, enfants qu’on voyait vraiment avec des étiquettes portant leur nom et leur adresse de destination. Il avait également été très marqué par les difficultés rencontrées par les réfugiés d’Europe de l’Est à la fin de la guerre.

Une illustration de Marion Piffaretti
Paddington, un monument du patrimoine littéraire britannique (c)Andy Wilx

La panoplie de Paddington :

  • Bottes en caoutchouc (les Britanniques disent Wellington)
  • Chapeau mou du Pérou
  • Duffle-coat
  • Vieille valise
  • Etiquette
  • Pot de marmelade
Atelier anglais

Ecouter un extrait en anglais :

https://www.harpercollins.co.uk/9780008192242/a-bear-called-paddington

Lire un extrait en anglais  :

https://www.harpercollins.co.uk/9780007236336/paddington

http://www.paddington.com/fr/home/

En savoir plus

Les albums en France sont publiés chez Michel Lafon.

D’autres personnages de Michael Bond :

Olga da Polga the guinea pig (illustré par Catherine Rayner) et Thursday the mouse

Activités

Cahier à télécharger sur le site de l’éditeur anglais des romans de Michael Bond HarperCollins